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Pause non juridique : Chez Papa Jazz Club

jeudi 8 octobre 2009, par Géraldine Chavrier

Ce n’est plus ce que c’était !

Certes, le piano a encore et opportunément changé de place. Certes, hier soir, Xavier Richardeau (Saxo) et Guillaume Naud (Piano) ont maintenu la tradition du jazz à Saint-Germain des prés. Mais pour la partie restauration, il faut s’accrocher à la musique pour avoir envie de revenir...


Un des avantages théoriques de Papa Jazz sur le Duc des Lombards, c’est la possibilité de dîner réellement, autour d’une vraie table, avec des vraies assiettes et de véritables couverts, en choisissant de vrais plats.

Mais la cuisine est très moyenne et ne supporte pas la comparaison avec la restauration proposée par le chef du Duc, lyonnais et ancien étoilé. Mieux vaut manger les toasts de ce dernier (foie gras de canard sur toast, chutney de fruits) que les plats de Papa.

Quant au service, on est à la limite du supportable. Certes, les serveurs sont gentils mais pour le reste, il faut apprécier les plats froids ou tièdes.

Le service ne tient aucun compte du client : l’objectif visiblement recherché est de s’assurer qu’il restera un auditoire suffisant aux musiciens lors du troisième set. Alors, on vous affame en vous faisant attendre une heure entre la fin de votre premier plat et le second. Vous êtes enceinte et vous ne pouvez plus vous coucher aussi tard qu’avant ? Pas grave, vous devez vous y faire. Vous travaillez tôt le lendemain et vous aimeriez partir avant une heure du matin ? Tant pis, vous dormirez au travail.

Autant, c’est un véritable plaisir de trouver un lieu où l’on peut prendre son temps, autant être affamé(e) toute la soirée pour assurer la présence d’un public (je suppose que c’est l’objectif car le restaurant n’était pas plein), c’est rude !

En plus, il y a des erreurs dans les commandes. Le dessert a bien dû être servi une heure trente à deux heures après le plat : il a fallu le redemander pour se rendre compte qu’il avait été servi par erreur à une autre table, qu’il n’y en avait donc plus (et oui, l’heure tardive à laquelle il a finalement été servi), et pour en choisir un autre.

Et là, surprise : la note est arrivée (après avoir exhibé longuement notre moyen de paiement puis décidé de s’habiller et de faire mine de partir) en tenant compte du dessert non servi et du dessert servi !!!!

Rectification monétaire faite, on regrette de devoir quitter la musique et on se réjouit de retrouver sa liberté !

En résumé les avantages sont : écouter du Jazz (et hier du bon jazz) en agréable compagnie, disposer de la liberté de circuler pour, par exemple, téléphoner à l’extérieur et revenir (indication pour les accros au travail, à la double vie, et toute autre situation les rivant à leur mobile). Les inconvénients sont : risquer la mort par inanition, risquer l’altération définitive de ses papilles gustatives, risquer la prison pour meurtre après avoir attendu son plat une heure trente....


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