Dernier ajout : 6 mai 2009.
Capucine était presque née, un jour ensoleillé, le long d’un chemin de Blois.
Comment peut-on être presque né me direz-vous ? La même question s’était posée une éternité plus tard, lorsqu’elle s’annonça 48 heures et disparut de nouveau...
Alors, on tenta d’oublier Capucine. Les chemins de Blois étaient gelés et, paradoxalement, le quotidien n’était plus que lave brûlante et dévastatrice. Le paysage était mort et plus rien ne semblait pouvoir repousser…
C’était oublier que Capucine n’étant que presque née, elle ne pouvait être que presque morte.
Entre eau et feu, elle a continué à se battre pour éclore.
L’arrosoir pensait que c’était parce qu’elle était désirée par une terre trop longtemps restée aride. En vérité, Capucine avait juste manqué une fenêtre espace-temps. Elle savait que si la configuration des étoiles n’avait pas été si curieusement défavorable, elle serait née de cette jolie journée ensoleillée, sur un chemin de Blois. Dans son monde parallèle, elle réclamait juste le droit d’être le souvenir odorant de cette belle journée ensoleillée, de cette belle semaine ensoleillée, du goût d’éternité qui l’avait marquée. Elle voulait juste « être » pour ne jamais oublier la douceur de cette bouche qui l’avait nommée , elle voulait juste « naître » pour ne pas mourir tout à fait.
Entre presque vie et presque mort, Capucine se bat toujours pour éclore.
Ad : Clémence, Capucine, est née le 3 mars 2010 à 5h30 du matin, quel bonheur !
Que cette naissance soit un encouragement pour tous ceux qui sont frappés par l’infertilité : l’obstination et la médecine rendent tout possible !